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« Sortilège de la scène »

Under the dormer at the back of the house. Photo: Robert Barrow, 2006

Under the dormer at the back of the house. Photo: Robert Barrow, 2006

« C’est au théâtre Walker de Winnipeg—déjà me disposant au sortilège de la scène avec ses rangs sur rangs de balcons ornés, ses immenses lustres, ses lourds rideaux en velours cramoisi—que commença en moi l’enchantement. (…) Du balcon le plus élevé, penchée par-dessus la rampe vers les acteurs qui, de cette hauteur, paraissaient tout petits, je saisissais à peine les paroles déjà en elles-mêmes pour moi presque obscures, et pourtant j’étais dans le ravissement. » (La détresse et l’enchantement, Éditions Boréal Compact, p. 72)

Enfant, Gabrielle, avait déjà un penchant pour le théâtre : elle aimait faire semblant, incarner des personnages tel l’explorateur La Vérendrye. Elle montait de petites pièces avec ses amis dans un appentis dans l’arrière-cour. À l’Académie Saint-Joseph, elle méritait des prix pour ses déclamations tant en anglais qu’en français. Le théâtre à Winnipeg a permis à Gabrielle, adolescente, d’apprécier les grands dramaturges anglais, commençant par Shakespeare. Elle a ensuite joué au Cercle Molière, troupe de théâtre amateur de Saint-Boniface. Elle a participé à des tournées en milieu rural, faisant une levée de fonds pour les institutions d’éducation française. En 1937, elle s’est rendue à Paris et à Londres pour étudier l’art dramatique avec l’intention d’en faire carrière. Cependant, ce séjour en Europe lui a confirmé qu’elle devait écrire.

Vous aimez aussi faire la scène? Découvrez les souvenirs du théâtre à Saint-Boniface du temps de Gabrielle Roy ; ou prenez un costume et choisissez un texte de saynètes telles qu’elle aurait pu jouer à l’école.

Le rideau se lève… Entrez en scène!

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